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La maison des 1000 morts

Article écrit par Culturemania le lundi 31 mars 2014 à 21:54
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Des jeunes débiles, une station-service, un coin reculé, une auto-stoppeuse, une maison bien glauque et une famille de dégénérés à l'intérieur. Il n'en faut pas plus pour faire un film d'horreur. Rob Zombie utilise tout ça, mais à sa sauce, ce qui donne un film d'horreur qui détrône tous les autres sur bien des points. Bienvenue dans le monde du Capitaine Spaulding !


Titre VO : House of 1000 Corpses

Réalisateur : Rob Zombie

"Sur votre droite, l'infâme.... Albert Fish !"
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Bon, ça va être extrêmement difficile d'être objectif sur ce film. Pour la petite histoire, je l'ai vu la première fois il y a environ deux ans, sans rien savoir dessus. Je n'avais pas la joie de connaitre le Capitaine Spaulding, ni la famille de dégénérés que l'on découvre dans le film. Je ne savais même pas que c'était l'œuvre de Rob Zombie. Et, là, ma vie a basculé. J'ai regardé ce film tous les soirs, pendant une quinzaine de jours. Les cinq premières minutes du film m'ont fait hurler de rire comme jamais. Mais pas hurler de rire comme "je me moque tellement c'est pourri", non non non ! Ici, la scène est un tel enchaînement de grossièretés et de trucs légèrement obscènes que ça en devient forcément culte. On apprend à connaître le Capitaine Spaulding, dans son costume de clown, et son bizarre petit ami, qui nous raconte qu'une de ses connaissances se fourre un crayon à papier dans l'œil sans se faire mal. Quel intérêt ? Aucun, mais la discussion se termine sur l'histoire de ce même type, fan de la Planète des Singes, retrouvé aux urgences avec une peluche du professeur ZAIUS dans l'fion. S’ensuit un braquage raté hilarant - non, vous ne voulez pas braquer le Capitaine Spaulding.

"J'nique ta maman ! J'nique ta sœur ! J'nique ta grand-mère !"
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Voilà, ces deux personnages sont les tauliers de la fameuse station essence, d'où l'histoire va commencer à sombrer. En fait, il y a un troisième personnage, un gros type qui grogne et porte une hache. Mais revenons à nos brebis égarées. Nos fameux jeunes en manque d'essence, faisant un tour de l’Amérique à la recherche de curiosités campagnardes, atterrissent chez le Capitaine, ravis d'y trouver cet ovni absolu. Ils sont sur les traces de la légende de Docteur Satan, légende qui leur sera contée par Spaulding lui-même, lors de la visite du petit train du meurtre, au sein même de la station-service. Pourquoi pas après tout. Le clown finit par leur faire un plan qui va les mener vers leur pire cauchemar.

"Et pour terminer, j'te nique Toi !! "

Sur la route, ils croisent une auto-stoppeuse, et tout est en place. Elle les conduit directement vers les lieux de la légende du Docteur Satan, mais ils doivent d'abord faire un passage dans la maison de la fameuse auto-stoppeuse. Je ne vous raconte pas comment ils atterrissent là-bas, à vous de le découvrir. C'est là qu'ils feront la découverte, membre après membre, de toute la famille, à commencer par la mère, qui est une dame charmante d'une vulgarité insoutenable. Viendra ensuite le temps de rencontrer ce cher petit Tiny, le frère géant portant un masque depuis de son père a foutu le feu à la baraque en laissant le petit dans son lit. Et le moment culminant sera la rencontre avec le grand-père, et surtout, Otis, magistralement incarné par Bill Moseley !

Le film est entrecoupé de séquences montrant l’Amérique profonde, d'une manière complètement perturbante. On retrouve aussi les avis de recherche des pom-pom girls, le journal télévisé, ou des témoignages de gens ayant subi diverses choses abominables sur leur personne.

Bon, je ne vous fait pas un dessin, nous savons tous comment finit ce genre d'escapade. C'est en effet une escalade vers l'horreur et l'absurde, pour terminer sur une scène finale absolument douteuse et malsaine. On aurait difficilement pu faire pire. Mais tout ça s'enchaîne tellement vite et bien, que ce n'est que jubilation profonde pour qui aime les films étranges. Pour les autres, découvrez-le, ne serait-ce que pour voir quelque chose de différent. Et surtout, argument imparable et je vous en fait la promesse : Vous allez rencontrer le Docteur SATAN ! Voilà, vous n'avez plus aucune raison de faire l'impasse sur ce film merveilleux.

Article écrit par Culturemania le lundi 31 mars 2014 à 21:54

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