Depuis plus d’un siècle, Sherlock Holmes fascine lecteurs et spectateurs. Créé par Arthur Conan Doyle à la fin du XIXe siècle, le célèbre détective de Baker Street est devenu l’un des personnages les plus adaptés de l’histoire de la fiction.
Entre films, séries et réinterprétations modernes, le mythe n’a jamais cessé d’évoluer. On a vu Holmes :
- dans le Londres victorien classique
- dans un univers moderne avec Sherlock de la BBC
- dans une version plus spectaculaire avec les films de Guy Ritchie
C’est justement ce dernier qui revient aujourd’hui avec une nouvelle proposition : Young Sherlock, une série produite pour Prime Video.
L’idée est séduisante : explorer la jeunesse du détective le plus célèbre du monde.
Mais sur le papier seulement.
Car malgré un casting solide et une ambition évidente, la série peine à capturer ce qui fait réellement la magie du personnage.
Alors, que vaut vraiment Young Sherlock ?
Une préquelle qui explore les débuts du détective
Le concept de la série est simple : montrer Sherlock Holmes avant qu’il ne devienne la légende de Baker Street.
Dans Young Sherlock, le personnage est encore un étudiant.
Il n’a pas encore acquis :
- sa réputation
- son génie reconnu
- son célèbre partenariat avec Watson
L’objectif est donc de raconter la naissance du futur détective.
Un angle intéressant… mais aussi risqué.
Car Sherlock Holmes est avant tout connu pour une chose :
son intelligence spectaculaire.
Un Sherlock Holmes étonnamment ordinaire
L’une des critiques les plus fréquentes adressées à la série concerne justement la représentation du personnage.
Dans cette version, Sherlock n’est pas encore le génie que l’on connaît.
C’est logique pour une préquelle.
Mais le problème est que la série va parfois trop loin dans cette direction.
Le Sherlock interprété par Hero Fiennes Tiffin apparaît souvent :
- hésitant
- maladroit
- presque banal
Or, dans la plupart des adaptations, même jeune, Holmes possède déjà un esprit hors du commun.
Sans cette étincelle intellectuelle, le personnage perd une grande partie de son charme.

Moriarty : un antagoniste devenu partenaire
L’un des choix les plus audacieux de la série concerne James Moriarty.
Dans l’univers original, Moriarty est le grand ennemi de Sherlock Holmes.
Un génie criminel.
Un esprit aussi brillant que dangereux.
Mais dans Young Sherlock, le personnage prend une direction différente.
Il devient presque un allié du détective.
Un partenaire d’enquête.
Ce choix rappelle la dynamique classique du duo :
- Holmes
- Watson
Sauf que cette fois, le rôle du partenaire est occupé par… Moriarty lui-même.
Une relation intéressante entre les deux personnages
Si la série possède un point fort, c’est sans doute l’alchimie entre les deux acteurs principaux.
| Personnage | Acteur |
|---|---|
| Sherlock Holmes | Hero Fiennes Tiffin |
| James Moriarty | Donal Finn |
Donal Finn livre une interprétation particulièrement intrigante.
Son Moriarty oscille constamment entre :
- charme
- intelligence
- menace latente
On sent que le personnage pourrait devenir le criminel mythique que les fans connaissent.
Mais la série ne va pas toujours assez loin dans cette direction.
Une intrigue trop chargée
Le principal problème de la série concerne son scénario.
Au lieu de se concentrer sur une enquête centrale forte, l’histoire multiplie les intrigues.
Par exemple :
- une conspiration autour d’une arme mystérieuse
- une histoire de vengeance liée à la Chine
- des tensions familiales
- une rivalité universitaire
Résultat : le récit devient parfois difficile à suivre.
L’accumulation de sous-intrigues dilue l’intérêt principal.
Un Sherlock plus aventurier que détective
Un autre choix narratif surprend les fans.
La série privilégie souvent l’action et l’aventure.
On y trouve :
- des poursuites
- des combats
- des déplacements entre Londres et Paris
Or, dans les histoires originales, Sherlock Holmes brille surtout par ses capacités de déduction.
Le voir courir après des ennemis ou participer à des scènes d’action peut sembler étrange.
Comme le disent certains fans :
Sherlock Holmes est censé résoudre les mystères avec son cerveau, pas avec ses poings.

Colin Firth dans un rôle secondaire
La série inclut également Colin Firth dans le rôle d’un directeur d’université.
Sa présence apporte un certain prestige au casting.
Mais son personnage reste relativement secondaire dans l’intrigue.
Il sert surtout à créer un cadre académique pour l’histoire.
Une esthétique victorienne réussie
Si le scénario divise, la série réussit cependant un point important :
son atmosphère visuelle.
Le Londres victorien est reconstitué avec soin.
On y retrouve :
- les rues brumeuses
- les bâtiments historiques
- l’ambiance sombre de l’époque
Cette esthétique rappelle certaines adaptations classiques de Sherlock Holmes.
Les thèmes abordés par la série
Malgré ses défauts, Young Sherlock tente d’explorer plusieurs thèmes intéressants.
Par exemple :
- la fiabilité de la mémoire
- la corruption du pouvoir
- les secrets familiaux
- la nature du génie
Certains passages évoquent même l’ambiance de films comme The Prestige de Christopher Nolan.
Mais ces idées restent parfois sous-exploitées.
Sherlock Holmes dans la pop culture
La difficulté d’adapter Sherlock Holmes vient aussi du poids de ses nombreuses adaptations.
Certaines versions ont marqué les esprits.
| Adaptation | Particularité |
|---|---|
| Sherlock (BBC) | modernisation du personnage |
| Films de Guy Ritchie | version spectaculaire |
| Elementary | adaptation américaine |
| Enola Holmes | point de vue familial |
Face à ces références, Young Sherlock peine à trouver sa propre identité.

Une série qui cherche encore sa voix
Au final, Young Sherlock donne l’impression d’un projet hésitant.
La série semble tiraillée entre deux approches :
- une enquête intellectuelle
- une aventure spectaculaire
Ce mélange ne fonctionne pas toujours.
Et le résultat manque parfois de cohérence.
FAQ : tout savoir sur Young Sherlock
Qui joue Sherlock Holmes dans la série ?
Le rôle est interprété par Hero Fiennes Tiffin.
Qui joue Moriarty ?
Le personnage est incarné par Donal Finn.
La série est-elle réalisée par Guy Ritchie ?
Guy Ritchie participe au projet, mais la création de la série est signée Matthew Parkhill.
Sur quelle plateforme regarder Young Sherlock ?
La série est disponible sur Prime Video.
La série est-elle fidèle aux livres ?
Elle s’inspire librement de l’univers de Sherlock Holmes, mais prend plusieurs libertés avec les personnages.
Une adaptation prometteuse… mais imparfaite
Avec Young Sherlock, Prime Video tente de raconter les origines du détective le plus célèbre de la littérature.
L’idée est intéressante.
Et le casting possède un vrai potentiel.
Mais la série souffre d’un problème central : elle oublie parfois ce qui rend Sherlock Holmes unique.
Son intelligence.
Son sens de la déduction.
Son génie presque surhumain.
Au final, Young Sherlock reste une série agréable à regarder… mais qui ne parvient pas encore à rivaliser avec les meilleures adaptations du personnage.
Une enquête qui aurait pu être élémentaire, mais qui reste finalement un peu trop… brouillonne. 🕵️♂️
Léa est passionnée de cinéma et de séries TV depuis de nombreuses années. Curieuse des nouvelles sorties comme des œuvres cultes, elle s’intéresse autant aux blockbusters qu’aux productions plus confidentielles. Sur CultureMania, elle partage ses critiques de films, ses analyses de séries et ses recommandations pour aider les lecteurs à découvrir les contenus incontournables du moment sur les plateformes de streaming et au cinéma.

