Six ans après avoir pulvérisé les compteurs de Netflix, le casse le plus clinquant de la plateforme refuse de tirer sa révérence. Tu te demandes sans doute si Red Notice 2 verra réellement le jour, ou si la suite restera à jamais coincée dans les limbes du développement. La réponse, en 2026, est un savoureux « oui, mais » : le projet existe bel et bien, le scénario avance, et pourtant aucune caméra n’a encore tourné. Entre promesses de studio, agendas surchargés de stars et virage stratégique de Netflix, on fait le point honnêtement sur ce qui t’attend—à condition d’être patient.
Plutôt que de te resservir les mêmes rumeurs recopiées partout, on a voulu trier le vrai du supposé, remettre les annonces dans leur contexte, et surtout te donner un avis tranché sur la question qui fâche : cette suite en vaut-elle vraiment la peine ? Spoiler doux, sans rien dévoiler d’essentiel pour l’instant : tout dépendra de la leçon que les équipes auront tirée du premier film. Accroche-toi, on déroule.
Red Notice premier du nom : le carton que personne n’avait vu venir
Sorti le 12 novembre 2021, Red Notice réunissait trois noms capables de remplir une salle à eux seuls : Dwayne Johnson en profileur du FBI, Ryan Reynolds en voleur d’art bavard, et Gal Gadot en mystérieuse « Bishop ». Réalisé par Rawson Marshall Thurber, le film carburait à un budget colossal estimé autour de 200 millions de dollars, ce qui en faisait l’une des productions les plus chères jamais financées par Netflix. L’intrigue, une chasse aux trois œufs d’or de Cléopâtre, n’avait rien de révolutionnaire, mais elle assumait son statut de divertissement pur sucre, ponctué de cascades, de punchlines et d’un retournement final que personne ne voyait venir.
Le résultat ? Un raz-de-marée d’audience. Le long-métrage s’est hissé au sommet des films les plus regardés de l’histoire de la plateforme, prouvant qu’un blockbuster « pop-corn » décomplexé, porté par une alchimie évidente entre ses têtes d’affiche, pouvait fonctionner aussi bien à la maison qu’en salle. La critique, elle, fut nettement plus tiède : scénario téléphoné, effets numériques inégaux, sentiment de déjà-vu. Mais quand un film génère un tel volume de visionnages, Netflix n’hésite jamais bien longtemps avant de dégainer le mot magique : suite.

Red Notice 2 : ce que l’on sait vraiment en 2026 (et ce qui reste flou)
Reprenons les faits, sans broder. Dès janvier 2022, Netflix officialisait non pas une, mais deux suites, avec l’ambition de les tourner dos à dos pour maîtriser les coûts et la disponibilité du trio. Rawson Marshall Thurber était annoncé à l’écriture comme à la réalisation, et Johnson, Reynolds et Gadot étaient tous attendus au rendez-vous. Sur le papier, la machine était lancée. Dans les faits, elle a surtout patiné. Plusieurs années plus tard, le chantier n’a toujours pas dépassé le stade de l’écriture, et c’est là que se niche toute la nuance de ce dossier.
À l’automne 2025, le patron du cinéma chez Netflix expliquait que Red Notice 2 était désormais le seul volet en chantier, avec un scénario en voie de finalisation. La piste des deux suites simultanées a été mise de côté au profit d’un film unique, traité étape par étape. Gal Gadot a, de son côté, confirmé que des discussions étaient en cours pour lancer la production. Mais attention : « scénario presque prêt » et « discussions » ne valent pas date de tournage. À ce stade, aucune sortie n’est officiellement calée.
Le projet n’est pas mort, mais il n’est pas non plus sur les rails : tant qu’un clap n’a pas résonné sur un plateau, tout reste théorique.
Les estimations les plus réalistes tablent sur un démarrage de tournage pas avant fin 2026 ou 2027, ce qui repousserait une sortie potentielle à 2028 au plus tôt. Autrement dit, si tu espérais retrouver le trio sous le sapin cette année, il va falloir ranger les décorations et t’armer de patience. Cette lenteur n’a rien d’anormal pour un film de cette envergure, mais elle alimente légitimement le doute des fans.
Réunir Johnson, Reynolds et Gadot : le vrai casse-tête
Si Red Notice 2 traîne autant, ce n’est pas faute d’envie : c’est avant tout une question de logistique humaine. Dwayne Johnson, Ryan Reynolds et Gal Gadot comptent parmi les acteurs les plus sollicités de la planète, chacun enchaînant blockbusters, projets personnels et engagements de production. Caler trois agendas de cette densité sur une même fenêtre de tournage de plusieurs mois relève du numéro d’équilibriste. Et comme l’identité même du film repose sur la présence simultanée des trois, impossible d’en sacrifier un sans dénaturer la recette.
Ce problème d’alignement des planètes n’est pas propre à cette franchise. On l’a vu freiner d’autres grosses suites d’action de la plateforme, à l’image de The Gray Man 2, longtemps suspendu aux disponibilités de ses stars et aux arbitrages des frères Russo. Même logique du côté de War Machine 2, où l’enthousiasme des équipes se heurte aux réalités d’un calendrier de production. Quand un casting devient une collection de superstars, chaque journée de tournage coûte une fortune et chaque report en entraîne un autre.

Deux suites promises, une seule en chantier : pourquoi Netflix a revu ses plans
Le glissement de deux suites à une seule en dit long sur l’évolution de la stratégie de Netflix. À l’époque de l’annonce, la plateforme était en pleine course à l’armement, multipliant les paris à neuf chiffres pour s’imposer face au cinéma traditionnel. Depuis, le ton a changé : rentabilité, maîtrise des coûts et sélectivité sont devenus les maîtres-mots. Engager deux superproductions d’un coup, sans garantie que la première tienne ses promesses, n’a plus vraiment de sens dans ce nouveau cadre financier. Mieux vaut un bon film qu’un diptyque bâclé.
Cette prudence n’a rien de rassurant pour autant. L’histoire récente d’Hollywood est jonchée de suites « en développement » qui n’ont jamais vu le jour, parfois après des années de promesses. On pense à l’épisode douloureux de Man of Steel 2, sacrifié sur l’autel des changements de direction d’un studio. Ou encore aux longues traversées du désert d’une saga culte comme The Matrix 5, dont l’avenir s’écrit au compte-gouttes. Tant que Red Notice 2 n’a pas de date de tournage ferme, il appartient à cette catégorie indécise des projets bien réels… mais pas encore garantis.
Que pourrait raconter Red Notice 2 ?
Attention, ce paragraphe évoque le retournement final du premier film : si tu ne l’as pas encore vu, saute directement à la section suivante. Le coup de génie de Red Notice, c’était de transformer son flic intègre en complice du crime. La dernière scène révélait que le personnage de Dwayne Johnson n’était pas le chasseur qu’il prétendait être, scellant un trio d’escrocs improbable. C’est précisément ce point de départ qui rend une suite intéressante : on ne repart plus de zéro, mais d’une alliance bancale où chacun peut trahir l’autre à tout moment.
Les pistes ne manquent pas. Un adversaire commun plus retors, une cible plus ambitieuse qu’un simple œuf d’or, ou encore l’irruption d’un quatrième larron capable de bousculer l’équilibre du trio : les scénaristes ont de quoi faire. Le piège à éviter serait de reproduire le même schéma de double-cross à l’identique, au risque de rendre le procédé prévisible. La force d’un bon film de casse tient à sa capacité à surprendre ; si la suite se contente de rejouer la partition, l’effet de surprise, lui, aura définitivement disparu.
Red Notice face aux maîtres du film de casse
Pour mesurer le défi qui attend la suite, il faut la replacer dans une longue tradition. Le film de casse est un genre exigeant, où des sagas comme Ocean’s ont placé la barre très haut en mariant élégance, mécanique d’horlogerie et second degré. Red Notice ne joue pas exactement dans cette cour : il privilégie l’aventure mondiale et la grosse cascade à la finesse du plan parfait. Ce positionnement plus décontracté est une force commerciale, mais aussi une faiblesse artistique, car il laisse moins de place à l’ingéniosité qui fait vibrer les amateurs du genre.
C’est tout l’enjeu de Red Notice 2 : trouver son identité propre entre le pur film d’action et le casse cérébral. La saga a les moyens de ses ambitions et un trio qui fonctionne ; il lui manque encore cette signature qui transformerait un succès d’audience en franchise vraiment marquante. Si la suite parvient à conjuguer le spectacle qu’on attend d’elle avec une mécanique de casse un cran plus maline, elle pourrait enfin gagner le respect que le premier film n’a pas tout à fait obtenu.
Notre avis : faut-il encore espérer Red Notice 2 ?
Soyons francs : le premier Red Notice était un plaisir coupable plus qu’un grand film. Il fonctionnait grâce à l’abattage de son trio et à un dernier acte malin, pas grâce à une intrigue mémorable. Une suite qui se contenterait de recopier la formule—nouveau trésor, nouvelles destinations exotiques, mêmes vannes—risquerait fort de lasser. À la rédaction, on est convaincus d’une chose : si ce deuxième volet veut justifier des années d’attente et un budget démesuré, il devra oser bousculer sa propre recette plutôt que la réchauffer.
Concrètement, quelques chantiers nous semblent prioritaires pour que la suite ait un intérêt réel :
- Approfondir les personnages plutôt que de les réduire à des archétypes : le twist final du premier opus a ouvert des pistes psychologiques qu’il serait dommage de gaspiller.
- Soigner les effets visuels, talon d’Achille du premier film, pour que les cascades cessent de sentir le fond vert à plein nez.
- Trouver un enjeu émotionnel qui dépasse la simple chasse au butin : sans émotion, l’humour finit par tourner à vide.
- Assumer un vrai parti pris, qu’il soit plus drôle, plus sombre ou plus spectaculaire, plutôt que de viser le consensus mou.
Notre verdict ? On garde l’espoir, mais on refuse l’emballement. Le potentiel commercial est énorme et l’alchimie du casting reste un atout rare. Si Netflix met les moyens artistiques à la hauteur des moyens financiers, Red Notice 2 peut devenir bien plus qu’un produit d’appel. Mais si la suite n’est qu’un copier-coller plus cher, elle confirmera surtout que la quantité ne remplace jamais l’écriture. On signe pour le premier scénario, pas pour le second.

Red Notice 2 en bref : la FAQ
Quand sort Red Notice 2 ?
Aucune date officielle n’a été communiquée à ce jour. Les estimations les plus crédibles évoquent un tournage pas avant fin 2026 ou 2027, donc une sortie improbable avant 2028. Tout calendrier antérieur relève de la spéculation tant que Netflix n’a rien acté.
Le casting original revient-il ?
Oui, en théorie. Dwayne Johnson, Ryan Reynolds et Gal Gadot sont tous attendus pour reprendre leurs rôles, tout comme le réalisateur Rawson Marshall Thurber. Le principal obstacle reste l’alignement de leurs emplois du temps respectifs, particulièrement chargés.
Y aura-t-il vraiment deux suites ?
C’était le plan initial annoncé en 2022, mais Netflix a depuis recentré ses efforts sur un seul film. L’idée d’un second volet supplémentaire n’est pas totalement enterrée, mais elle dépendra du succès et de la concrétisation de Red Notice 2.
Où revoir le premier Red Notice ?
Le film d’origine reste disponible dans le catalogue Netflix. Un petit revisionnage est même conseillé avant la suite : le twist final pose des bases qu’un éventuel deuxième opus aurait tout intérêt à exploiter.
En attendant un clap officiel, Red Notice 2 demeure l’une de ces suites suspendues entre l’envie sincère et la réalité industrielle. Le projet vit, le scénario avance, le trio répond présent—mais rien n’est signé dans le marbre. Notre conseil : garde un œil intéressé sans retenir ton souffle, et juge la bête à son scénario plutôt qu’à son budget. On te tiendra au courant dès que les caméras se mettront enfin à tourner.
Léa est passionnée de cinéma et de séries TV depuis de nombreuses années. Curieuse des nouvelles sorties comme des œuvres cultes, elle s’intéresse autant aux blockbusters qu’aux productions plus confidentielles. Sur CultureMania, elle partage ses critiques de films, ses analyses de séries et ses recommandations pour aider les lecteurs à découvrir les contenus incontournables du moment sur les plateformes de streaming et au cinéma.

